Troisième conférence du cycle Nucléaire qui a eu lieu à l’Université de Mons, de janvier à mars 2012.

« Que l’on soit pour ou con­tre le recours à l’énergie nucléaire, cela ne remet en rien en cause la néces­sité de gérer les déchets radioac­t­ifs exis­tants et futurs. Mal­gré la décrois­sance naturelle de la radioac­tiv­ité, ces déchets restent poten­tielle­ment dan­gereux durant plusieurs siè­cles, voire pour cer­tains, plusieurs cen­taines de mil­liers d’années. Il est donc cru­cial pour pro­téger la pop­u­la­tion et l’environnement de met­tre en œuvre des solu­tions de ges­tion à court, moyen et long ter­mes. D’où vien­nent les déchets radioac­t­ifs ? En quelle quan­tité sont-ils pro­duits ? Qui est respon­s­able de leur ges­tion ? Qui prend en charge les coûts financiers afférents ? Quel est aujourd’hui le par­cours suivi par un déchet radioac­tif ? Des déchets sont-ils déjà enfouis sous terre ? Quelles sont les pré­cau­tions prises ? Autant de ques­tions qui seront abor­dées par l’orateur afin de don­ner un aperçu clair de la sit­u­a­tion actuelle et des solu­tions futures con­cer­nant la ges­tion des déchets radioac­t­ifs en Belgique. »

Philippe Lalieux est le directeur de la ges­tion à long terme de l’ONDRAF (Organ­isme national des déchets radioac­t­ifs et des matières fis­siles enrichies). L’organisme est respon­s­able de la ges­tion de tout déchet radioac­tif présent sur le ter­ri­toire belge. Pour assurer une ges­tion opti­male des déchets à court, moyen et long ter­mes, l’ONDRAF a mis en place un sys­tème con­sti­tué d’étapes inter­dépen­dantes, cha­cune con­di­tion­née par des critères pré­cis de qual­ité et de sûreté. En par­al­lèle des activ­ités indus­trielles courantes, l’ONDRAF coor­donne de nom­breuses études de recherche, développe­ment et démon­stra­tion (RD&D). Géo­logue et géo­physi­cien de for­ma­tion, Philippe Lalieux se focalis­era en par­ti­c­ulier sur les recherches et les ini­tia­tives socié­tales rel­a­tives à la mise en dépôt géologique des déchets de haute activ­ité et/ou de longue durée de vie et ce, tant dans une per­spec­tive nationale qu’internationale.

Par Carré des Sciences (2012)


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